

Extrait d’une conférence prononcée par Paul Inchauspé, président du Groupe de travail sur la réforme du curriculum au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, lors du 6e Forum d’automne de la Fondation de l’entrepreneurship, ayant pour thème « Cultiver le goût d’entreprendre à l’école pour que s’enracine un avenir meilleur », le 28 octobre 2004.
« [...] Éduquer à l’entrepreneuriat, c’est faire référence à des valeurs telles que la confiance en soi, l’initiative, la créativité, l’esprit d’équipe, l’estime de soi, la passion, la réalisation de soi, la volonté et la motivation d’agir, le goût d’apprendre, la curiosité intellectuelle, le goût du dépassement, le goût du travail bien fait... autant de valeurs qui trouvent une terre propice à leur développement dans des activités d’apprentissage de classes travaillant sous forme de projets, des classes dans lesquelles élèves et enseignants sont associés et se sentent engagés et responsables des résultats. C’est pourquoi [...] nous pensons que retenir l’éducation à l’entrepreneuriat comme une compétence transversale est de nature à mieux assurer la présence effective dans les écoles de l’implication personnelle et collective des élèves et des enseignants dans des apprentissages plus signifiants.
« Mais l’esprit d’entreprendre, et l’importance qui lui est donnée, dépasse actuellement le seul champ de l’activité économique. Cet esprit veut et doit aussi inspirer les activités propres qui se déroulent dans une école. Et certaines orientations nouvelles proposées par la réforme du curriculum d’études sont marquées de cet esprit. C’est pourquoi nous pensons que le fait de retenir l’éducation à l’entrepreneuriat comme une des compétences transversales serait de nature à envoyer un signal clair sur les changements attendus quant au rôle de qualification assuré par l’école, quant à la perspective culturelle nouvelle que doivent assurer les programmes d’études et quant au renouvellement de la pédagogie pratiquée dans les écoles. Et les milieux scolaires où cette perspective entrepreneuriale a été mise en œuvre ont déjà constaté une augmentation de la motivation et de la réussite, l’éradication pratiquement complète du décrochage et la disparition des problèmes disciplinaires.
« Et le Québec, en prenant en compte l’entrepreneuriat comme compétence transversale dans le curriculum du primaire et du secondaire, s’inscrirait dans un mouvement observé un peu partout dans le monde [...] »
Entrepreneurs cherchent école
Pour en finir avec la passivité
Pourquoi l'éducation et l'entrepreneuriat
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