

Issu du mouvement Junior Achievement, fondé aux États-Unis en 1919, le programme parascolaire Jeunes entreprises du Québec a vu le jour en 1962. D’une durée de 26 semaines, il offre la possibilité aux élèves de cinquième secondaire de lancer et d’exploiter une mini-entreprise durant un cycle financier complet. Chaque année, entre 2 000 et 2 500 jeunes y participent. « Le programme vise à sensibiliser les jeunes au monde des affaires afin qu’ils puissent découvrir et développer leur potentiel entrepreneurial », précise Jean-Pierre Gaumont, président-directeur général des Jeunes entreprises du Québec. Grâce à l’appui du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, l’organisation pourra renforcer sa présence en région.
Les affaires de A à Z
Guidés par une équipe de deux ou trois bénévoles du milieu des affaires et regroupés en équipe de 12 à 20, les participants se rencontrent un soir par semaine. Ils forment un conseil d’administration, élisent les dirigeants, préparent un plan d’affaires, conçoivent et mettent en marché un produit ou un service, dressent des états financiers… Ils contribuent même au financement de l’entreprise en émettant des actions qu’ils vendent à leurs parents et amis.
Colette Cao, 21 ans, étudie au baccalauréat en comptabilité à l’Université Concordia et envisage d’ouvrir son propre cabinet comptable. Son choix de carrière lui a été confirmé lors de sa participation à Jeunes entreprises du Québec. « J’étais en charge de la tenue de livres. J’ai adoré mon expérience », explique-t-elle, en parlant du poste de vice-présidente finances qu’elle occupait pour une mini-entreprise qui fabriquait des bouchons de baignoire. Cet apprentissage lui a non seulement révélé sa vocation, mais aussi valu le titre de meilleure vice-présidente finances des Jeunes entreprises de la grande région de Montréal.
En première année au cégep, elle a réitéré sa participation au programme, cette fois comme présidente d’une mini-entreprise, Utopik, qui concevait des animaux en plastique servant de porte-photo. « Le poste de présidente m’a fait découvrir d’autres avenues. Par exemple, il est important de connaître les activités des différents vice-présidents afin de prendre la relève si l’un d’entre eux s’absente. De plus, j’ai appris à développer des compétences, comme travailler en équipe et résoudre des problèmes rapidement. », raconte Colette.
Renseignements détaillés (admissibilité, participation, etc.)
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